A l’occasion du colloque anniversaire de la MSH Paris-Saclay le 20 novembre 2019, Marin Dacos, Conseiller pour la Science Ouverte auprès du directeur général de la recherche et de l’innovation au Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, a donné une conférence sur le thème :
La science ouverte : pourquoi, comment, jusqu’où ?
Cette conférence était présidée par François-Joseph Ruggiu, Directeur de l’InSHS CNRS.
5eme anniversaire MSH Paris-Saclay. Hotel de Lauzun. Paris. 75004. 20 novembre 2019
A l’occasion du colloque anniversaire de la MSH Paris-Saclay le 20 novembre 2019, Laurence Devillers, Professeure d’Intelligence Artificielle et Ethique à Sorbonne Université, directrice de l’équipe « Dimensions affectives et sociales dans les interactions parlées » au LIMSI-CNRS , a donné une conférence sur le thème : Intelligence Artificielle & Robotique sociale et affective : défis pluridisciplinaires et éthiques #IA
Cette conférence était présidée par Pierre-Paul Zalio, Président de l’ENS Paris-Saclay, et discutée par Paola Tubaro, Chargée de recherche CNRS au LRI.
A l’occasion du colloque anniversaire de la MSH Paris-Saclay le 20 novembre 2019 à l’IEA de Paris, Valérie Masson-Delmotte, Directrice de recherche au CEA, membre du laboratoire LSCE / IPSL, co-responsable du groupe I du GIEC, membre du Haut Conseil pour le Climat, a donné une conférence sur le thème :
Changement climatique, la montée en puissance de l’intégration des connaissances
Cette conférence était présidée par Alexis Constantin, Vice-président Recherche de l’UVSQ et discutée par Jean-Paul Vanderlinden, directeur du CEARC/OVSQ
SOLSTICE est lancé par l’initiative de programmation conjointe « Connecting Climate Knowledge for Europe » (JPI Climate). Il s’agit d’une initiative intergouvernementale paneuropéenne réunissant des pays européens
pour coordonner la recherche sur le climat et financer de nouvelles
initiatives de recherche transnationales qui fournissent des
informations utiles sur le climat et des services pour l’Action pour le
climat post-COP21.
Les consortia doivent inclure des partenaires d’au moins trois des
pays participants à l’appel: l’Autriche, la Belgique, la Finlande, la
France, la Grande Bretagne, l’Irlande, l’Italie, la Lettonie, la Norvège
et la République Tchèque.
Les propositions de projets de recherche sont attendues sur trois thématiques :
La justice sociale et participative ;
Les processus de production de sens, les cadres de signification culturelle et la perception du risque ;
La finance et l’économie transformatives.
Cet
appel à propositions de recherche a également pour objectif d’attirer
des scientifiques travaillant dans des domaines qui ne sont
habituellement pas associés à la recherche sur le changement climatique,
afin de développer des approches à la fois innovantes et combinant
plusieurs disciplines.
Plus d’informations sur le thème et la portée de cet appel sont disponibles sur le site de SOLSTICE : https://www.solstice-call.org
En dépit des doutes quant à l’utilité et ou la pertinence d’une partie des savoirs qu’ils produisent, les chercheurs en sciences sociales sont confrontés à une demande plurielle. D’abord celle des pouvoirs publics qui, afin d’éclairer l’action publique, mettent en place des instances comme, depuis les années 1980-1990, les programmes cadres de recherche et développement européens, des programmes nationaux comme ceux de l’Agence Nationale pour la recherche (ANR) en France, avec des objectifs aussi divers que de contribuer à l’innovation (industrielle, environnementale, sociale…), d’aider à répondre aux besoins sociaux (liés au vieillissement, au handicap, à la lutte contre la pauvreté) ou encore, de contribuer à des objectifs de compétitivité internationale, de mobilité, de développement territorial, de participation…. Ensuite, la demande du secteur privé, des associations, de groupes constitués. Enfin la demande, plus diffuse et relayée par les médias, des citoyens eux-mêmes, de décrire et d’expliquer des phénomènes sociaux, politiques et économiques. On peut y ajouter la demande interne, émanant des chercheurs, de leur désir d’arriver à saisir des phénomènes dont la signification leur échappe. Il s’agit donc d’une demande plurielle, et protéiforme de savoirs qui ne mobilise pas d’ailleurs seulement l’activité proprement dite de recherche, productrice de données et d’analyses mais fait souvent appel à l’évaluation, l’expertise, voire la vulgarisation.
SOMMAIRE Introduction générale par Maryse Bresson, Jean Cartier-Bresson & Monique Hirschhorn
Première partie. Une recherche encadrée 1. Martine Mespoulet Les statisticiens russes (1880-1953). Une profession confrontée à un État autoritaire 2. Svetla Koleva Les sociologues bulgares : du Comecon à l’UE 3. Jean-Yves Le Talec Enjeux de la recherche en sciences sociales sur le VIH/sida en France 4. Patrice Corriveau, Jean-François Cauchie & Christopher Greco La recherche indépendante au Canada. Les injonctionsd’un modèle managérial ?
Deuxième partie. Les usages des savoirs 5. Jean Cartier-Bresson Le gouvernement par les nombres et la participation. Le cas des pays les moins avancés 6. André Torre Relations de production et gouvernance. Aux origines des processus de développement des territoires 7. Maryse Bresson Demande de savoirs et usages de la sociologie des politiques sociales en France
Troisième partie. Réinventer des pratiques de recherche 8. Isabelle Droy Re-InVEST : un projet de recherche pour réinvestir dans le social en Europe 9. Nathalie Burnay, Martin Desseilles, Laurent Ravez, Éric Cornélis & Florence Debacq-Chainiaux D’une sollicitation institutionnelle à une appropriation collective. Histoire d’une recherche interdisciplinaire 10. Didier Vrancken Les sciences sociales à l’épreuve de la cité
Quatrième partie. La production des savoirs, enjeux théoriques et éthiques 11. Stefano Bosi & Maria del Carmen Camacho-Perez Les théories de la décision et de l’équilibre général confrontées à leurs limites 12. Gaëtan Flocco La pluridisciplinarité au service de la critique 13. Jean-Louis Genard Lorsque l’exigence épistémologique de neutralisation axiologique devient une demande sociale 14. Lise Demailly Face à la demande sociale de sociologie : ruser, résister, émanciper… dans la mesure du possible Postface par Marc-Henry Soulet
L’Arctic Week est une conférence internationale qui propose des approches transdisciplinaires des changements climatiques et environnementaux en Arctique. Elle a lieu du 9 au 13 décembre 2019 au Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères à Paris.
Donner une vue d’ensemble des différents défis des régions arctiques,
tels qu’ils sont compris par les peuples et les chercheurs de
l’Arctique, voilà l’objectif de cette conférence. Les participants
poursuivront l’approche interdisciplinaire des changements
environnementaux et climatiques initiée lors de la première édition,
associant sciences humaines et sociales, sciences de l’environnement,
peuples autochtones et étudiants internationaux. Elle réunira pour sa 2e
édition des experts scientifiques académiques et experts autochtones.
Créer des synergies entre sciences sociales et environnementales
L’idée
de l’Arctic Week est de créer des synergies entre les spécialistes des
sciences sociales et environnementales et entre les scientifiques et les
peuples autochtones de l’Arctique tout en faisant participer les
étudiants et les jeunes à ces projets. Il est également très important
d’organiser des manifestations culturelles afin de sensibiliser le
public français au changement climatique arctique et aux questions de
biodiversité.
Faire entendre la voie des peuples autochtones arctiques
La
participation des peuples autochtones de l’Arctique (Sibérie, Europe du
Nord, Groenland, Alaska et Canada) est cruciale, car ils sont les
premiers témoins des effets profonds des changements climatiques et
veulent faire entendre leurs connaissances et leurs observations.
Plusieurs projets scientifiques dans l’Arctique ont prouvé la précieuse
contribution des systèmes de savoirs autochtones ; ces derniers
devraient être pleinement impliqués et reconnus par la communauté
scientifique.
Impliquer les étudiantes et les étudiants
La participation des étudiantes et étudiants (y.c. ceux du Master 2 Arctic Studies) – en tant que futurs acteurs directs ou indirects de l’Arctique (jeunes scientifiques, agents économiques ou décideurs) – est essentielle à la préparation et à l’organisation de l’Arctic Week. Il est crucial de les convaincre de l’importance de l’Arctique sur les plans environnemental, économique, social et culturel, et de les initier activement à la transdisciplinarité et aux savoirs autochtones comme moyens d’améliorer la durabilité et de mettre en oeuvre les pratiques d’adaptation aux changements climatiques et de préservation de la biodiversité.
Cet événement est organisé par le laboratoire Cultures, Environnements, Arctique, Représentations, Climat est rattaché à l’Observatoire de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (OVSQ), et à l’Institut Pierre-Simon Laplace (IPSL).
MSH Paris-Saclay : 5 ans d’interdisciplinarité sur un Plateau
Colloque anniversaire du 20 novembre 2019
Sous la direction d’André Torre
Éditeur : MSH Paris-Saclay Éditions Lieu d’édition : Gif-sur-Yvette Année d’édition : 2019 Nombre de pages : 184 p. ISBN : 978-2-490369-04-1
Collection : Actes Numéro dans la collection : 5 (Hors-série) ISSN : 2800-7891 DOI : https://doi.org/10.52983/MZSQ3542 Publication en ligne : 21/11/2019
À l’occasion de ses 5 ans, la MSH Paris-Saclay sort un livre bilan de ses 5 ans d’activités, assorti d’interviews de ses 3 directeurs successifs et de 10 portraits de chercheurs qui ont marqué les projets MSH depuis 2015. Ces entretiens, réalisés par Sylvain Allemand, rédacteur en chef de Paris-Saclay Le Média, révèlent à la fois le travail accompli et ouvrent des perspectives fructueuses pour l’avenir.
La construction d’un grand pôle scientifique sur le plateau de Saclay est avant tout comprise comme la création d’un fort potentiel de recherche technologique. Pourtant, les Sciences de l’Homme et de la Société ont un rôle majeur à y jouer, par leur volume et par leur place essentielle en termes d’activités et de dispositifs d’innovation. La MSH Paris-Saclay, créée en 2015, apporte sa contribution à ce défi par son engagement au service des équipes du périmètre saclaysien. Le travail réalisé lui permet d’occuper une place centrale dans la promotion et l’organisation de leurs recherches interdisciplinaires, de développer une position d’interface entre les SHS et de s’ouvrir aux autres disciplines (sciences de la vie, sciences exactes, sciences de l’ingénieur). Cet ouvrage a pour but de présenter le travail réalisé au cours de ces cinq premières années, à partir d’un bilan des recherches et d’interviews dans lesquels les trois directeurs successifs reviennent sur leur parcours. Dix chercheuses et chercheurs emblématiques des projets passés et en cours apportent également leurs témoignages, afin d’éclairer à la fois la diversité des thèmes de recherche et la variété des résultats obtenus.
TORRE André (dir.), 2019. MSH Paris-Saclay : 5 ans d’interdisciplinarité sur un Plateau (Colloque anniversaire du 20 novembre 2019), Gif-sur-Yvette, MSH Paris-Saclay Éditions. Mis en ligne le 21/11/2019. DOI : https://doi.org/10.52983/MZSQ3542
La MSH Paris-Saclay fêtera ses 5 ans le 20 novembre prochain lors d’un Colloque anniversaire à l’IEA de Paris
Cet évènement, qui a reçu le label #80ansCNRS, aura pour objet de faire le bilan sur 5 ans de recherches interdisciplinaires et de lancer les pistes pour l’avenir de la recherche en sciences humaines et sociales (SHS) sur Paris-Saclay.
Trois conférences exceptionnelles seront données afin de permettre d’envisager l’ouverture des SHS à Paris-Saclay sur les thématiques du changement climatique, de l’intelligence artificielle et de la science ouverte, avec respectivement Valérie Masson Delmotte du GIEC, Laurence Devillers du LIMSI et Marin Dacos du MESRI.
Une table-ronde permettra également de réfléchir à l’avenir de l’interdisciplinarité en SHS avec différentes personnalités du monde de l’enseignement supérieur et de la recherche.
A cette occasion paraitra enfin un recueil / bilan des 5 années d’activités de la MSH Paris-Saclay avec des interviews des trois directeurs successifs de la MSH et 10 portraits de chercheurs.
Hôtel de Lauzun, Quai d’Anjou
A 11h : Valérie Masson-Delmotte
Chercheure senior CEA au LSCE / IPSL, co-responsable du groupe I du GIEC, membre du Haut Conseil pour le Climat
Changement climatique, la montée en puissance de l’intégration des connaissances
A 14h : Laurence Devillers
Professeure d’Intelligence Artificielle et Ethique à Sorbonne Université, directrice de l’équipe « Dimensions affectives et sociales dans les interactions parlées » au LIMSI-CNRS
Intelligence Artificielle & Robotique sociale et affective : défis pluridisciplinaires et éthiques
A 17h : Marin Dacos
Conseiller pour la Science Ouverte auprès du directeur général de la recherche et de l’innovation au Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation
La science ouverte : pourquoi, comment, jusqu’où ?
L’objectif du second workshop MOMENTOM est d’interroger les
différentes dimensions du coût de la transition énergétique au regard
notamment de l’efficacité des énergies renouvelables et du stockage de
l’électricité « verte » ou « décarbonée ». Elle vise également à
interroger les usages des énergies renouvelables en lien notamment avec
l’acceptabilité sociale des solutions technologiques proposées pour
promouvoir ces énergies et le droit d’accès à l’énergie tenant compte à
la fois d’une situation de précarité énergétique et de l’exigence de
sobriété énergétique. La transition énergétique soulève deux questions
fondamentales. Tout d’abord, celle des arbitrages entre
différents objectifs souhaitables : comment concilier les tensions de
court terme et les objectifs de long terme ? La seconde question a trait
aux conditions de mise en capacité des acteurs à participer,
pas seulement accepter. Elle interroge les politiques publiques, leur
construction et leur mise en cohérence quand plusieurs objectifs sont en
jeu. Elle soulève aussi la question des moyens à réunir pour que
l’action soit renforcée ; un enjeu majeur au regard de l’agenda
climatique.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du programme de recherche
MOMENTOM (MOlecules and Materials for the ENergy of TOMorrow), une
initiative de recherche stratégique (IRS) de l’Université Paris Saclay
(IDEX), qui vise à promouvoir des activités de recherche en lien avec
quatre défis scientifiques: l’hydrogène en termes de production, d’usage
et de stockage ; les matériaux hybrides et multifonctionnels pour
l’énergie solaire ; les matériaux de rupture à haute efficacité
énergétique pour le stockage de l’énergie électrique ; les énergies
nouvelles et la société.