Thierry Cayatte

Appel Ă  projets gĂ©nĂ©rique ANR – AAPG 2021 – 1/12/2020

L’appel Ă  projets gĂ©nĂ©rique 2021 mobilise quatre instruments de financement ayant chacun leurs spĂ©cificitĂ©s en termes de modalitĂ©s de soumission et d’évaluation. Ils permettent de financer soit des projets de recherche individuelle portĂ©s par des jeunes chercheurs ou des jeunes chercheuses (JCJC), soit des projets de recherche collaborative entre entitĂ©s publiques dans un contexte national (PRC) ou international bilatĂ©ral (PRCI) et entre entitĂ©s publiques et privĂ©es pouvant prĂ©senter une ouverture vers le monde de l’entreprise (PRCE).

L’AAPG 2021 est structurĂ© en 50 axes de recherche, correspondant chacun Ă  un comitĂ© d’évaluation scientifique (CES). Les chercheurs et chercheuses, au moment de soumettre un projet, choisissent l’axe scientifique, et en consĂ©quence le comitĂ© d’évaluation scientifique, le plus en lien avec les objectifs scientifiques de leur projet. Ce choix ne peut ĂȘtre modifiĂ© au cours du processus de sĂ©lection.

  • 37 axes de recherche sont prĂ©sentĂ©s au sein de 7 domaines disciplinaires : sciences de l’environnement, sciences des Ă©nergie et matĂ©riaux, sciences du numĂ©rique, sciences de la vie, sciences humaines et sociales, mathĂ©matiques et leurs interactions, et physique de la matiĂšre, hautes Ă©nergies, planĂšte-univers.
  • 13 axes de recherche correspondent Ă  des enjeux transversaux (trans- ou interdisciplinaires) situĂ©s Ă  la croisĂ©e de plusieurs secteurs scientifiques.

Calendrier Prévisionnel AAPG 2021

Etape I   

  • Juillet 2020        Publication Plan d’Action 2021 et AAPG 2021
  • Septembre 2020    Publication Guide de l’AAPG 2021
  • Fin Octobre 2020    Ouverture du site de soumission Etape I pour les projets JCJC, PRC, PRCE et enregistrement des projets PRCI
  • 1er DĂ©cembre 2020    ClĂŽture du site de soumission Etape I
  • Mars 2021        Notification des rĂ©sultats de la premiĂšre Ă©tape
  • Mi-Mars 2021        Ouverture du site de soumission Etp II

Etape II

  • Mars 2021    Ouverture du site de soumission Etp II pour les projets JCJC, PRC, PRCE et PRCI
  • Fin Avril 2021        ClĂŽture du site de soumission Etp II
  • Juin 2021         Droit de rĂ©ponse aux expertises
  • Fin Juillet 2021    Notification des premiers rĂ©sultats des projets JCJC, PRC et PRCE
  • Juillet/Septembre 2021          Contractualisation des projets sĂ©lectionnĂ©s

Consulter le site de l’ANR

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Soutien Ă  la mobilitĂ© internationale 2021 / CNRS – 3/11/2020

Dans le cadre du soutien Ă  la mobilitĂ© internationale, l’InSHS propose aux chercheur(e)s, enseignant(e)s-chercheur(e)s et ingĂ©nieur(e)s de recherche des unitĂ©s de recherche dont le CNRS est tutelle ou cotutelle, une aide pour la rĂ©alisation d’actions de recherche Ă  l’étranger en 2021.

Cette aide concerne toutes les disciplines et tous les types de missions de recherche (collaboration internationale, travail de terrain, consultation de sources, montage de projet, rĂ©daction d’ouvrage ou d’article en collaboration
). Elle s’applique Ă  toutes les destinations (dans le respect des rĂšgles de sĂ©jour en vigueur dans les pays choisis) et Ă  tout type d’institutions d’accueil.

Ces missions de recherche Ă  l’étranger seront obligatoirement rĂ©alisĂ©es en 2021. Leur durĂ©e doit ĂȘtre supĂ©rieure Ă  trois mois et ne peut excĂ©der neuf mois. L’aide accordĂ©e se prĂ©sente sous la forme d’un forfait mensuel de 2000 euros notifiĂ© Ă  l’UMR et destinĂ© Ă  couvrir les frais de mission.

Les candidatures seront expertisĂ©es sur la base de leur qualitĂ© et de leur intĂ©rĂȘt scientifique.

Les chercheur(e)s, enseignant(e)s-chercheur(e)s et ingĂ©nieur(e)s de recherche doivent faire parvenir leur candidature au plus tard le 3 novembre 2020, par e-mail Ă  : inshs.smi@cnrs.fr. 

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Appel Ă  projets – Le monde associatif Ă  la lumiĂšre de la crise Covid-19

L’Institut français du Monde associatif, un institut dĂ©diĂ© Ă  la promotion et au dĂ©veloppement de la connaissance du monde associatif lance un appel Ă  projets « Le monde associatif Ă  la lumiĂšre de la crise Covid-19 ».

Les associations montrent-elles une rĂ©silience, une rĂ©activitĂ© et une capacitĂ© d’innovation et de transformation sociĂ©tale particuliĂšres lors de la crise dĂ©clenchĂ©e par la pandĂ©mie de COVID-19 et dans la pĂ©riode post-confinement ? Comment cette capacitĂ© de rĂ©silience et d’innovation a-t-elle Ă©tĂ© perçue et reçue par les pouvoirs publics ? Quels sont les enjeux de l’engagement associatif au regard de la crise sanitaire, Ă©conomique et sociale, et de la transition Ă©cologique ? Qu’est-ce que cette crise rĂ©vĂšle des caractĂ©ristiques et des contributions du monde associatif Ă  la sociĂ©tĂ© et Ă  la dĂ©mocratie ? Et en particulier, quelle est la dimension de l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral portĂ©e par les associations ? Comment rendre compte de la force politique des associations ?

A la lumiĂšre de la crise, l’appel Ă  projets 2020 de l’Institut français du Monde associatif a pour objet d’interroger, dans le temps long :

  • le rĂŽle du fait associatif pour la rĂ©silience et la transformation sociĂ©tale,
  • sa place dans la prise en charge de l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral,
  • les fragilitĂ©s structurelles du monde associatif qui ont Ă©tĂ© mises Ă  jour, accentuĂ©es ou dĂ©passĂ©es.
  • et, au-delĂ  de ces fragilitĂ©s, leur capacitĂ© de rebond dans ce contexte.

Les travaux apporteront, dans la mesure du possible, une rĂ©ponse conjoncturelle Ă  ces problĂ©matiques. 

A travers cet appel Ă  projet, l’Institut souhaite apporter une contribution structurante pour appuyer les dĂ©marches stratĂ©giques des acteurs, nourrir la prospective de leurs partenaires, accompagner le dĂ©veloppement du secteur, ainsi que la rĂ©silience et les innovations de la sociĂ©tĂ©.

Lettre d’intention : du 5 octobre au 5 novembre

Une lettre d’intention sera demandĂ©e en premier lieu et sera Ă©tudiĂ©e par des membres du ComitĂ© stratĂ©gique et du ComitĂ© scientifique de l’Institut.

TĂ©lĂ©chargez le texte complet de l’appel Ă  projets au format pdf en suivant ce lien.

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WEBINAIRE – Session d’information ERC Starting Grants 2021 – 2-3/11/2020

Dans le cadre de l’accompagnement ERC de l’UniversitĂ© Paris-Saclay, une session d’accompagnement Ă  l’écriture de projet en vue de l’appel ERC Starting Grants 2021  est organisĂ©e au mois de novembre:

2 novembre 2020 : session plĂ©niĂšre d’information 9h – 11h15 : session plĂ©niĂšre14h00 – 16h00 : table-ronde et questions/rĂ©ponses

3 novembre 2020 : entretiens individuels d’une heure

Lien vers la page de l’évĂ©nement et inscription (gratuite mais obligatoire) : cliquez ici !

La session plĂ©niĂšre (en anglais), ainsi que les entretiens individuels, se tiendront Ă  distance. Les participants recevront par mail le programme consolidĂ© ainsi que le lien pour se connecter Ă  la session en ligne. N’hĂ©sitez pas Ă  contacter Marie Raymond (marie.raymond@universite-paris-saclay.fr) pour toute question relative Ă  cette session d’accompagnement.

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Appel Ă  manifestation d’intĂ©rĂȘt – Le droit et la justice face aux circonstances sanitaires exceptionnelles liĂ©es Ă  la pandĂ©mie de COVID-19 – 13/11/2020

La Mission Droit et Justice et l’InSHS s’associent pour lancer cet appel Ă  manifestation d’intĂ©rĂȘt sur les thĂ©matiques suivantes :

  1. Acceptation des risques et mise en cause de la responsabilitĂ© des dĂ©cideurs : un Ă©quilibre Ă  nouveau questionnĂ© par la crise sanitaire de la COVID-19  
  2. Restrictions des libertĂ©s et acceptabilitĂ© sociale 
  3. Les limitations d’accĂšs aux cours et tribunaux en France : une multitude de consĂ©quences 
  4. Sortie de crise et transition Ă©cologique et solidaire : quel rĂŽle pour le droit et la justice ? 

Les propositions sont attendues pour le 13 novembre au plus tard.

Les manifestations d’intĂ©rĂȘt doivent ĂȘtre envoyĂ©es Ă  l’adresse suivante : ami2020.cnrs-mrdj@gip-recherche-justice.fr

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DĂ©bat : Le dĂ©fi de « produire du politique » pour les sciences humaines et sociales au moment de la crise sanitaire – The Conversation

Cet article est paru dans The Conversation le 11 octobre 2020 dans le cadre du colloque « Ruptures des pratiques et dynamique du dĂ©bat – Les SHS face Ă  la crise Covid-19 Â» organisĂ© par la MSH Paris-Saclay les 12 et 13 octobre 2020.

Une question hante la recherche en sciences humaines et sociales (SHS) ces derniers temps : Ă  quoi servons-nous ? Elle vient notamment de donner lieu Ă  un livre Covid-19, le regard des sciences sociales. Ce livre dĂ©veloppe la rĂ©ponse suivante : les SHS « produisent de l’orientation Â».

En ces temps de crise sanitaire, cette rĂ©ponse mĂ©rite que l’on s’y attarde, y compris pour s’en distancier. Bien Ă©videmment, il est important, d’abord, de resituer la pandĂ©mie et les rĂ©ponses qui lui sont opposĂ©es dans leur contexte sociĂ©tal, de les mettre en rapport avec les inĂ©galitĂ©s sociales, avec les rĂ©centes transformations des États, ou encore avec les rapports de forces gĂ©opolitiques. Une vue d’ensemble sur la rĂ©alitĂ© sociale affectĂ©e par la pandĂ©mie ne saurait que bĂ©nĂ©ficier aux acteurs sociaux de tout ordre.

Ensuite, il importe de construire une notion claire de la place de l’activitĂ© scientifique dans ce contexte. Celle-ci, et plus particuliĂšrement la science mĂ©dicale, est un acteur clĂ© dans le dĂ©veloppement des rĂ©ponses thĂ©rapeutiques. Cependant, elle agit en articulation avec des gouvernements, ou encore avec des acteurs Ă©conomiques. Mieux comprendre dans quels jeux organisationnels l’activitĂ© scientifique s’inscrit ne saurait que bĂ©nĂ©ficier Ă  la recherche, et ce, au-delĂ  des SHS.

« Produire du politique Â»

Dans un cas comme dans l’autre cependant, si l’on a suivi les rĂ©cents dĂ©bats sur la science (penser notamment Ă  ceux qu’avait dĂ©jĂ  suscitĂ©s la publication, sous la direction de Bernard Lahire, de À quoi sert la sociologie ?), on est forcĂ© de ressentir un scrupule Ă  l’idĂ©e de revendiquer un rĂŽle d’orientation.

Ne serions-nous pas en train d’adopter cette fameuse position « en surplomb Â» qu’on a pu reprocher Ă  certains grands noms des sciences sociales ? Une telle posture ne pourrait-elle pas ĂȘtre interprĂ©tĂ©e comme une volontĂ© d’imposer certaines vues de la rĂ©alitĂ© sociale aux acteurs sociaux, et Ă  nos collĂšgues d’autres disciplines certaines notions de ce qu’est la science dans la sociĂ©tĂ© ?

Ce scrupule nous porte Ă  dĂ©fendre la rĂ©ponse suivante : il ne s’agit pas tant d’orienter, il s’agit de produire du politique. C’est-Ă -dire du dĂ©bat sur des enjeux collectifs, sur des propositions de connaissance et sur leurs consĂ©quences en termes d’action ; et ce dans le domaine scientifique comme dans le domaine public.

« Produire du politique Â» veut donc dire participer Ă  des dĂ©bats desquels est susceptible de surgir, Ă  partir de contributions individuelles multiples et par hypothĂšse souvent contradictoires, des projets de connaissance et d’action collective. De l’orientation donc, mais pas par le discours scientifique lui-mĂȘme, plutĂŽt par le fait que les scientifiques invitent Ă  dĂ©battre, tout en participant eux-mĂȘmes Ă  alimenter ces dĂ©bats. Lesquels pourront avoir lieu dans le domaine scientifique lui-mĂȘme, mais aussi dans ce qu’on a pu appeler l’espace public, ou encore dans le cadre du systĂšme politique, et enfin dans les multiples arĂšnes qui s’emboĂźtent en marge de cet espace public et de ce systĂšme politique.

Activité de débat dans la science

Rappelons encore ceci : l’activitĂ© scientifique est pour une part importante une activitĂ© de dĂ©bat. Surtout de dĂ©bats sur la pertinence d’observations ou d’interprĂ©tations. Mais aussi, et c’est principalement ce sur quoi nous voulons ici attirer l’attention, des dĂ©bats sur la maniĂšre d’agir ensemble comme scientifiques : Ă  la fois pour recueillir ces observations, pour discuter ces interprĂ©tations, mais aussi pour les faire circuler au-delĂ  des limites du domaine scientifique, ou encore, enfin, pour prendre en compte les rĂ©actions nous parvenant de la part de non-spĂ©cialistes.

De tels dĂ©bats doivent concerner toutes les disciplines, les SHS Ă©tant toutefois bien placĂ©es pour mettre en Ă©vidence leur dimension Ă  la fois rĂ©flexive et politique ; pour contribuer Ă  les organiser, sur la base de leur analyse de l’état actuel du politique, en associant des disciplines scientifiques trĂšs diverses.

Le pari est donc qu’il y a un rĂŽle Ă  jouer par la recherche en SHS de contribuer Ă  revitaliser ou Ă  recrĂ©er des dĂ©bats de ce type et donc, du politique, dans le contexte actuel.

Analyse, réflexion, retour

Trois considérations nous amÚnent à défendre ce rÎle pour les SHS.

1. L’analyse de la conjoncture actuelle, oĂč l’on peut constater une coĂŻncidence entre la pandĂ©mie et des indices d’érosion du modĂšle dĂ©mocratique.

Érosion qui s’alimente, d’une part, d’une prise de distance excessive entre monde scientifique et monde social ; mais aussi, d’autre part, d’une remise en cause du savoir des experts, en lien avec le phĂ©nomĂšne politique qu’on a pu qualifier de populisme.

Ces dynamiques en apparence contradictoires se sont d’ailleurs conjointement alimentĂ©es de la crise sanitaire, les rĂ©ponses de certains gouvernements et les avis d’experts les ayant inspirĂ©es Ă©tant prĂ©sentĂ©s soit comme des solutions attendues, soit comme des exemples de mesures technocratiques mĂ©ritant d’ĂȘtre rejetĂ©es par « le peuple Â».

Dans ces conditions, il apparaĂźt difficile de s’interroger sur le rĂŽle de la recherche scientifique face Ă  la pandĂ©mie sans s’interroger aussi sur les problĂšmes d’acceptabilitĂ© auquels la science faisait face dĂ©jĂ  avant la pandĂ©mie. Or un des raisonnements dĂ©veloppĂ©s face Ă  ces problĂšmes est qu’il faut, non abolir la distinction de ces deux mondes, mais amĂ©liorer leur connaissance rĂ©ciproque.

Cela exige, non seulement de vulgariser et dissĂ©miner des rĂ©sultats du travail scientifique, mais surtout de faciliter une rĂ©appropriation active de la science par les non scientifiques (d’oĂč la promotion de la science ouverte, de la science citoyenne ; d’oĂč les visĂ©es fondatrices, par exemple, de The Conversation). Ce qui suppose une bonne connaissance de la nature et de l’état actuel de la distance entre science et sociĂ©tĂ©, et des possibles moyens d’établir des relations, connaissances que, prĂ©cisĂ©ment, les SHS ont la responsabilitĂ© de dĂ©velopper.

2. Une rĂ©flexion, Ă  approfondir, sur la genĂšse de la dĂ©mocratie, et le rĂŽle des sciences dans cette genĂšse. RĂ©flexion qui mĂ©rite de prendre appui sur l’histoire des sciences modernes. En effet, celles-ci ont pris leur essor avant le dĂ©veloppement des rĂ©gimes politiques dĂ©mocratiques et elles ont fourni Ă  ceux-ci, notamment par les acadĂ©mies, des modĂšles d’organisation de l’action collective par la concertation, et de dĂ©bats d’idĂ©es et d’arguments.

C’est par ailleurs dans le domaine scientifique, Ă  cĂŽtĂ© des domaines des arts et du droit, que s’est forgĂ©e la notion de subjectivitĂ© moderne, avec son potentiel d’innovation ou de crĂ©ativitĂ© susceptible de bĂ©nĂ©ficier Ă  la collectivitĂ©. Notion qui prĂ©pare le terrain Ă  celle de citoyennetĂ© au sens de participation individuelle au devenir collectif, institutionnalisĂ©e par des droits et des obligations.

C’est enfin autour de ces domaines que s’est formĂ© un public critique, qui a pu devenir l’espace public nĂ©cessaire Ă  l’institutionnalisation du politique. Si la science a jouĂ© un rĂŽle dans la formation des dĂ©mocraties modernes, son rĂŽle pourrait bien ĂȘtre essentiel dans les efforts actuels de rĂ©habilitation de la dĂ©mocratie. RĂ©habilitation qui est aussi en jeu dans les rĂ©ponses qui se construisent face Ă  la pandĂ©mie.

3. Un retour sur nos expĂ©riences individuelles de travail ces derniers mois, comme auteur·e·s et chercheur·e·s. Si un certain nombre d’entre nous ont voulu prendre la parole dans l’espace public, ce n’est pas seulement pour dĂ©fendre certains acquis de nos recherches, mais aussi mus par la perception que les collectifs auxquelles nous appartenons (familles, communautĂ©s professionnelles, de voisinage, etc.) se trouvaient remis en cause dans leur nature et dans leurs modalitĂ©s, que ce que « nous Â» Ă©tait en train de changer de sens, et qu’il Ă©tait urgent de « nous Â» engager dans ces changements, en « nous Â» associant aux dĂ©bats dĂ©clenchĂ©s par la crise.

Les SHS nous sont d’un prĂ©cieux secours pour prendre du recul par rapport Ă  cette expĂ©rience. Au moment oĂč des scientifiques de nombreuses disciplines, et non seulement des SHS, interviennent dans ces dĂ©bats, les SHS peuvent mettre en valeur cette dimension essentiellement citoyenne de la parole scientifique.

Débat sur le débat

Les SHS mĂšnent des recherches concernant l’ensemble des rĂ©alitĂ©s affectĂ©es par la crise sanitaire ; elles auront Ă  les poursuivre, les mettre en rapport entre elles et les mettre en rapport avec les travaux menĂ©s par d’autres disciplines scientifiques.

Mais elles ont aussi cette responsabilitĂ© : s’interroger sur ce que la crise sanitaire fait Ă  la dĂ©mocratie ; Ă  laquelle la science participe par essence – et dont la science a vitalement besoin – et participer, par un travail par le dĂ©bat et sur le dĂ©bat, Ă  la production du politique, dimension indispensable de la recherche, base indispensable de la dĂ©mocratie.

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SĂ©minaire genre et monde carcĂ©ral – 2020/2021

Le séminaire Genre et Monde carcéral reprend pour une nouvelle saison 2020/2021 sur le thÚme :

« DANS ET HORS LES MURS »

L’influence des reprĂ©sentations genrĂ©es : de la qualification pĂ©nale Ă  la vie en prison

Organisé par :
Natacha Chetcuti-Osorovitz. Maßtre de conférences en sociologie, HDR, Centrale Supélec,
IDHES ENS-Paris-Saclay (natacha.chetcuti-osorovitz@centralesupelec.fr)
Valérie Icard. Doctorante en science politique, CESDIP / Université de Paris-Saclay ;
IngĂ©nieure d’Ă©tudes, CESDIP / INHESJ (valerie.icard@cesdip.fr)


Avec le soutien de la MSH Paris-Saclay.

Le séminaire se déroulera cette année en distanciel ou en hybride (visioconférence et à la MSH Paris-Saclay) en fonction des conditions sanitaires. Des précisions sur les modalités seront données avant chaque séance.


PRÉSENTATION DU SÉMINAIRE :


Cette annĂ©e, pour la quatriĂšme Ă©dition du sĂ©minaire, nous avons choisi de mettre la focale sur les liens entre « le dehors » et « le dedans » et sur les dynamiques de circulation des normes de genre pour penser l’enfermement contemporain. « La vie en prison [doit ĂȘtre] alignĂ©e aussi Ă©troitement que possible sur les aspects positifs de la vie Ă  l’extĂ©rieur de la prison», d’aprĂšs la rĂšgle pĂ©nitentiaire europĂ©enne n° 5. Si cet objectif de normalisation carcĂ©rale
promeut une relative amĂ©lioration des conditions de vie en dĂ©tention, il invite Ă©galement Ă  analyser l’institution carcĂ©rale en tenant compte de l’ordre social hors les murs. C’est toute
l’ambition des interventions prĂ©sentĂ©es cette annĂ©e.
Deux sĂ©ances seront consacrĂ©es Ă  l’influence des rapports sociaux de sexe sur le fonctionnement du systĂšme pĂ©nal, considĂ©rĂ© au sens large (institutions policiĂšre et judiciaire, mais Ă©galement institutions d’encadrement des jeunes). Il s’agira de mieux comprendre comment les normes de genre interviennent dans le traitement pĂ©nal contemporain et
dessinent les contours de la population incarcĂ©rĂ©e. Deux autres sĂ©ances permettront d’analyser l’importation entre les murs de logiques venant de l’extĂ©rieur. On rĂ©flĂ©chira ainsi Ă  l’influence des codes de genre dans l’accompagnement culturel en prison. Nous nous intĂ©resserons Ă©galement Ă  la façon dont l’introduction de logiques marchandes en prison conditionne le parcours matĂ©riel des femmes dĂ©tenues. Enfin, le sĂ©minaire se clĂŽturera sur une derniĂšre sĂ©ance portant sur les convergences et divisions entre les mouvements de lutte fĂ©ministes et anti-carcĂ©raux. Ici, encore, l’objectif sera d’interroger les liens qui se nouent (ou se dĂ©nouent) entre les actions protestataires collectives dans et hors les murs.

PROGRAMME DES SÉANCES :

SĂ©ance 1 : 7 dĂ©cembre 2020 (distanciel). SystĂšme pĂ©nal et normes de genre : un traitement pĂ©nal genrĂ© ? (10h-13h)

·     VĂ©ronique Le Goaziou, Sociologue – Chercheure associĂ©e au LAMES 

·     Sandrine Pons, Historienne – Professeure certifiĂ©e et docteure en histoire – FRAMESPA – UniversitĂ© Toulouse 2 

·     OcĂ©ane PĂ©rona, Politiste â€“ MCF â€“ LAMES – UniversitĂ© Aix-Marseille 

SĂ©ance 2 : 8 fĂ©vrier 2021. ReprĂ©sentations genrĂ©es dans le contrĂŽle et l’enfermement des jeunes (10h-13h et 14h-18h)

·      VĂ©ronique Blanchard, Historienne – Responsable du centre « Enfants en justice » de l’École nationale de protection judiciaire de la jeunesse (ENPJJ) 

·     YaĂ«lle Amsellem-Mainguy, Sociologue – ChargĂ©e de recherche Ă  l’Institut national de la jeunesse et de l’Ă©ducation populaire (INJEP), chercheure associĂ©e au CERLIS et Ă  l’INED 

·      Mayette Viltard, Psychanalyste 

SĂ©ance 3 : 7 avril 2021. L’accompagnement culturel intra-muros : source d’Ă©mancipation ou reproduction des normes de genre ? (10h-13h et 14h-18h)

·       Sandrine Lanno, Metteure en scĂšne – Directrice artistique de L’Indicible Compagnie 

·       LaĂ©lia Veron, Linguiste – MCF en stylistique – POLEN â€“ UniversitĂ© d’OrlĂ©ans 

·       Audrey Chenu, Enseignante 

SĂ©ance 4 : 10 mai 2021. Industrie de la punition et effets sur la vie matĂ©rielle des femmes en prison (14h-18h)

·      Jackie Wang, Historienne et essayiste – Doctorante en African and African American studies – Radcliffe Institute for Advanced Study [intervention par visio-confĂ©rence avec traduction simultanĂ©e]

·       Natacha Chetcuti-Osorovitz, Sociologue – MCF CentraleSupĂ©lec – IDHES ENS Paris-Saclay 


Séance 5 : 7 Juin 2021Les mouvements de contestation dans et hors les murs (10h-13h et 14h-18h)

·      Jean BĂ©rard, Historien – MCF ENS Paris-Saclay – Institut des sciences sociales du politique 

·      Antonin Bernanos, Sociologue â€“ Etudiant empĂȘchĂ© en Master 2 de Sociologie – EHESS[intervention par visioconfĂ©rence]

·      JoĂ«l Charbit, Sociologue – Docteur en sociologie – chercheur associĂ© au CLERSE 

·      Ainhoa Ozaeta, Politiste â€“ Doctorante empĂȘchĂ©e en Science politique – UniversitĂ© du Pays basque[intervention par visioconfĂ©rence, sous rĂ©serve]

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Appel Ă  contribution « SoulĂšvements sociaux : destructions et expĂ©rience sensible de la violence » – 26/10/2020

La revue Socio lance un appel à contribution sur le thÚme « SoulÚvements sociaux : destructions et expérience sensible de la violence ».

Le dossier est coordonné par Pauline Hachette (université Paris 8) et Romain Huët (université Rennes 2).

Les intentions de contributions (titre, rĂ©sumĂ© de deux pages et bibliographie) doivent ĂȘtre envoyĂ©es Ă  Socio avant le 26 octobre 2020.

Les articles devront ĂȘtre remis pour le 15 mars 2021 .

Consulter le texte complet de l’appel :


SoulÚvements sociaux : destructions et expérience sensible de la violence

Problématisation générale : soulÚvements sociaux et recrudescence des violences

Depuis 2010, des contestations d’ampleur ont agitĂ© bon nombre de contextes nationaux. Si elles renvoient Ă  des situations et des enjeux politiques Ă  chaque fois spĂ©cifiques, il existe des expĂ©riences partagĂ©es et des rĂ©cits concordants entre eux. Aux ressources argumentatives classiques (lutte contre la prĂ©caritĂ©, l’injustice, les inĂ©galitĂ©s Ă©conomiques, etc.), s’ajoute une revendication Ă  l’élargissement des orientations du vivre, des formes de vie (MacĂ©, 2016), en somme Ă  une transformation existentielle des maniĂšres d’ĂȘtre (Didi-Huberman, 2016). Ce retour du registre culturel, Ă©ventuellement romantique, dans la scĂšne politique interroge tant du point de vue de ce qu’il dit de notre Ă©poque que dans sa capacitĂ© Ă  tracer un avenir, des perspectives dans l’organisation du monde et dans le dĂ©passement des contingences capitalistiques.
Les soulĂšvements contemporains se singularisent Ă©galement en tant qu’ils ont tendance Ă  s’accompagner Ă  un moment ou Ă  un autre de violences plus ou moins grandes. En France, les Ă©meutes, manifestations sauvages et dĂ©bordements s’observent dans de nombreuses manifestations (ZAD, contre la « loi Travail » ou Parcoursup, mouvement des gilets jaunes, etc.).
À l’échelle internationale, l’annĂ©e 2019 a Ă©galement Ă©tĂ© marquĂ©e par une recrudescence des pratiques Ă©meutiĂšres (Chili, Liban, Bolivie, Irak, Hong Kong, etc.). Durant cette annĂ©e particuliĂšrement agitĂ©e, l’AlgĂ©rie fait exception. Cette recrudescence de la violence, gĂ©nĂ©ralement de faible intensitĂ© inquiĂšte en particulier devant le constat d’une rupture des pratiques de dĂ©libĂ©ration et d’une incapacitĂ© du systĂšme dĂ©mocratique Ă  faire face Ă  la montĂ©e des postures radicales, Ă  l’impatience populaire, et aux accĂšs de colĂšre voire de rage. L’expĂ©rience amĂ©ricaine de mai-juin 2020, dans le contexte des protestations contre la violence et le racisme policiers montre que l’intensitĂ© de la violence peut s’élever considĂ©rablement .
Deux questions centrales guident alors ce dossier : pourquoi le recours Ă  la violence et Ă  la destruction matĂ©rielle attire-t-il au point que nombreux sont ceux qui y prennent aisĂ©ment une part active ? Et, seconde question, politique : que dit la gĂ©nĂ©ralisation des pratiques de violence et de l’agir destructif de notre Ă©poque et des attentes existentielles qui se nichent en leur creux ? En d’autres termes, que disent ces phĂ©nomĂšnes sur notre Ă©poque, sur les attitudes qui se dĂ©veloppent face au monde et sur la façon dont les rĂ©voltĂ©s s’y prennent pour le domestiquer ?


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Colloque « Ruptures des pratiques et dynamique du dĂ©bat – Les SHS face Ă  la crise Covid-19 » – 12 & 13/10/2020

La Maison des Sciences de l’Homme (MSH) Paris-Saclay organisera les 12 et 13 octobre prochains Ă  l’ENS Paris-Saclay un Colloque sur le thĂšme :

Ruptures des pratiques et dynamique du débat. Les SHS face à la crise Covid-19.

Le but de ce colloque est de construire un bilan des interventions des chercheur.e.s en sciences humaines et sociales (SHS) sur la crise sanitaire, publiĂ©es dans les mĂ©dias au cours des derniers mois. Ce bilan valorisera la contribution rĂ©cente des SHS au dĂ©bat public et fournira des outils Ă  celles et ceux qui prendront la parole dans la discussion, qui va maintenant s’intensifier, des consĂ©quences de cette crise.

Une large place sera offerte aux chercheur.e.s pour témoigner de leur intervention dans les médias et initier ainsi une réflexion sur ses enjeux, ses conditions, et ses répercussions.

OrganisĂ© en partenariat avec The Conversation, ce colloque bĂ©nĂ©ficie d’un soutien financier de l’UniversitĂ© Paris-Saclay et s’inscrit dans les initiatives de rĂ©ponse Ă  la crise sanitaire du RĂ©seau national des Maisons des Sciences de l’Homme.

En prĂ©ambule de ce colloque, nous vous invitons Ă  lire sur The Conversation l’article publiĂ© par Pierre Guibentif et Maryse Bresson (Direction de la MSH Paris-Saclay) :

Le dĂ©fi de « produire du politique » pour les sciences humaines et sociales au moment de la crise sanitaire

Les inscriptions sont closes.

Le colloque sera également retransmis en streaming sur notre chaine Youtube :
> lundi 12/10 : https://youtu.be/p-Tb8XtFquo
> mardi 13/10 : https://youtu.be/U6hSdRyIgk0

PROGRAMME :

Lundi 12 octobre 2020
9h00 – 9h30 : Accueil des participants
9h30 – 10h00 : Ouverture 
Sylvie Retailleau, PrĂ©sidente de l’UniversitĂ© Paris-Saclay
Pierre-Paul Zalio, PrĂ©sident de l’École normale supĂ©rieure Paris-Saclay
Alain Bui, PrĂ©sident de l’UniversitĂ© de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
Hamida Demirdache, Directrice adjointe scientifique de l’INSHS
Vincent Bouhier, Vice-prĂ©sident recherche de l’UniversitĂ© d’Evry-Val-d’Essonne
Pascal BulĂ©on, Membre du directoire du GIS RnMSH, Directeur de la MRSH Normandie – Caen
 
ModĂ©ration : Pierre Guibentif, Direction de la MSH Paris-Saclay
10h15 – 11h15 : Session 1
« Les SHS face au Covid-19 » – Quatre mois de dĂ©bat public : une proposition d’analyse de contenu

Elsa Bansard et Anne-Coralie Bonnaire, MSH Paris-Saclay
PrĂ©sentation / ModĂ©ration : Maryse Bresson et Pierre Guibentif, MSH Paris-Saclay
11h15 – 11h30 – Pause cafĂ©
11h30 – 12h30 : Session 2
Discussion de cette analyse avec l’audience


Avec commentaires initiaux de :
–          Caroline Orset, Ă©conomiste, AgroParisTech – UniversitĂ© Paris-Saclay
–          AndrĂ© Torre, Ă©conomiste, INRAE, UniversitĂ© Paris-Saclay, AgroParisTech
ModĂ©ration :
Yara Hodroj, secrétaire générale de la MSH Paris-Saclay et Clea Chakraverty, The Conversation, Cheffe de rubrique politique et société
12h30 – 14h00 : Pause dĂ©jeuner
14h00 – 15h00 : Session 3
Rendre compte de l’impact sur les modes de vie

–          Pauline de BecdeliĂšvre, gestion, ENS Paris-Saclay, IDHES
–          Yoann Demoli, sociologue, UniversitĂ© de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, laboratoire PRINTEMPS
–          AnaĂŻs Flechet, historienne, UniversitĂ© de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, CHCSC
ModĂ©ration : Claude Didry, sociologue, CNRS, Centre Maurice Halbwachs
15h00 – 15h30 : Pause cafĂ©
15h30 – 16h30 : Session 4
Interroger le discours de l’État

–          BenoĂźt Bastard, sociologue, CNRS, ISP
–          Patricia Gurviez, marketing, AgroParisTech – UniversitĂ© Paris-Saclay, UMR SayFood – UniversitĂ© Paris-Saclay, INRAE
–          Olivier Le Cour Grandmaison, politologue, UniversitĂ© d’Evry-Val d’Essonne, Laboratoire CRLD
ModĂ©ration : Christian Bessy, Ă©conomiste, IDHES – ENS Paris-Saclay
16h30 – 17h30 : Session 5
Contribuer au débat sur les échelles territoriales de gouvernance

–          Hubert Kempf, Ă©conomiste, ENS Paris-Saclay
–          Isabelle MĂ©jean, Ă©conomiste, CREST – Ecole Polytechnique
–          Benjamin Morel, juriste, UniversitĂ© Paris 2 PanthĂ©on-Assas
ModĂ©ration :
Stefano Bosi, Ă©conomiste, Conseiller diplomatique, MinistĂšre de l’enseignement supĂ©rieur, de la recherche et de l’innovation, et Ioana Vasilescu, linguiste, LIMSI
Mardi 13 octobre 2020
9h00 – 9h30 : Accueil des participants
9h30 – 10h30 : Session 6
Fabrique d’un projet en temps de crise

–          Elsa Bansard et Anne-Coralie Bonnaire, MSH Paris-Saclay
–          SolĂšne Besnard, CrĂ©ation graphique
–          StĂ©phanie LĂ©vĂȘque, Responsable de la BibliothĂšque mutualisĂ©e MSH Ange GuĂ©pin / IEA de Nantes
–          Sara Tandar, Responsable des HumanitĂ©s NumĂ©riques, MSH Mondes (Nanterre)
–          Éric Valdenaire, ChargĂ© de communication, MSH Paris-Saclay
ModĂ©ration : Myriam Danon-Szmydt, SecrĂ©taire gĂ©nĂ©rale du GIS RnMSH
10h30 – 10h45 : Pause CafĂ©
10h45 – 12h00 : Session 7
Se saisir de la crise sanitaire comme d’un rĂ©vĂ©lateur

–          Ahmed Bounfour, Ă©conomiste, UniversitĂ© Paris-Saclay, chaire europĂ©enne de l’immatĂ©riel, RITM
–          Jean-Pierre Durand, sociologue, UniversitĂ© d’Evry-Val d’Essonne, CPN
–          Christian Mouhanna, sociologue, CNRS, CESDIP
–          Camille Peugny, sociologue, UniversitĂ© de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, Laboratoire PRINTEMPS
ModĂ©ration : Caroline Vincensini, Ă©conomiste, ENS Paris-Saclay, IDHES
12h00 – 13h00 : Session 8
Défendre des principes

–          Antonio Casilli, sociologue, TelecomParis et Institut Interdisciplinaire de l’Innovation (i3)
–          StĂ©phanie Lacour, CNRS, ISP – ENS Paris-Saclay
–          Jean-Yves Mollier, historien, UniversitĂ© de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
ModĂ©ration : Lionel Maurel, Directeur adjoint scientifique Ă  l’InSHS, PĂŽle IST et observatoire RIBAC
13h00 – 14h15 : Pause DĂ©jeuner
14h15 – 15h15 : Session 9
SynthÚse critique des travaux des deux jours proposée par Maryse Bresson et Pierre Guibentif, MSH Paris-Saclay
Commentaires :
–          Jacques Commaille, sociologue, ISP – ENS Paris-Saclay
–          Etienne Klein, physicien, philosophe des sciences, Ecole centrale Ă  Paris, laboratoire de recherche sur les sciences de la matiĂšre au CEA
ModĂ©ration : Françoise Thibault, DĂ©lĂ©guĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’Alliance AthĂ©na
15h15 – 15h45 : Pause CafĂ©
15h45 – 17h00 : Session 10
Implications pour l’avenir
–          Marie Gaille, Directrice adjointe scientifique Ă  l’InSHS, philosophe, coordination de l’initiative CNRS/Inserm HS3P-CriSE « Crises sanitaires et environnementales – HumanitĂ©s, sciences sociales, santĂ© publique Â»
–          Pascal BulĂ©on, directoire du GIS RĂ©seau national des Maisons des sciences de l’Homme
–          Emmanuel Hirsch, PrĂ©sident du Conseil pour l’Ă©thique de la recherche et l’intĂ©gritĂ© scientifique (Polethis) de l’UniversitĂ© Paris-Saclay
–          Bernadette Benseaude-Vincent, Ă©pistĂ©mologie, histoire des sciences et des techniques, UniversitĂ© Paris 1 PanthĂ©on-Sorbonne
ModĂ©ration : Fabrice Rousselot, The Conversation, Directeur de la rĂ©daction
17h15 – 17h30 : Mots de conclusion 

Thierry DorĂ©, Vice-prĂ©sident recherche et valorisation de l’UniversitĂ© Paris-Saclay
Philippe Maitre, Vice-prĂ©sident chargĂ© de la stratĂ©gie recherche de l’École normale supĂ©rieure Paris-Saclay
Alexis Constantin, Vice-prĂ©sident recherche de l’UniversitĂ© de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
Sylvie Pommier, Vice présidente adjointe en charge du doctorat, Université Paris-Saclay
Carole Le Contel, Adjointe Ă  la DĂ©lĂ©guĂ©e regionale CNRS Île-de-France Gif-sur-Yvette
Didier Breton, Membre du bureau du GIS RnMSH, Directeur de la MISHA (Strasbourg)
 
ModĂ©ration : Maryse Bresson, Direction de la MSH Paris-Saclay

Un événement en partenariat avec The Conversation



ARGUMENTAIRE :

La pandĂ©mie provoquĂ©e par le coronavirus a confrontĂ© les personnes et les collectivitĂ©s humaines, Ă  l’échelle planĂ©taire, Ă  des dangers d’un type nouveau, exerçant une pression extrĂȘme sur les systĂšmes de santĂ© nationaux, et imposant des mesures de rĂ©ponse d’une nature elle aussi inĂ©dite, en particulier le confinement des populations de nombreux États.

Face aux mutations qui ont ainsi eu lieu en quelques semaines, causant de profondes ruptures dans tous les domaines de la vie sociale, de nombreux chercheurs en SHS sont intervenus dans les mĂ©dias, prenant une part active Ă  un intense dĂ©bat public. A cĂŽtĂ© d’interventions de scientifiques d’autres disciplines, notamment celles qui fournissent les connaissances les plus directement utiles aux mesures sanitaires de lutte contre la pandĂ©mie, mais aussi d’interventions de personnalitĂ©s politiques ou encore du monde culturel, les SHS ont contribuĂ© Ă  mettre en lumiĂšre, sur des bases empiriques, analytiques ou critiques, le contexte et les incidences sociĂ©tales de la crise sanitaire.

L’aprĂšs-confinement s’annonce maintenant difficile, entre une crise Ă©conomique d’une ampleur exceptionnelle, la possibilitĂ© de deuxiĂšmes vagues de contamination, et les incertitudes gĂ©nĂ©rĂ©es aussi bien par cette possibilitĂ© que par les ruptures provoquĂ©es par la premiĂšre vague.

Dans cette pĂ©riode qui s’ouvre, les SHS auront Ă  jouer un rĂŽle sans doute plus important encore qu’au long de ces derniers mois. En effet, l’enjeu pour nos sociĂ©tĂ©s contemporaines est maintenant, au-delĂ  des rĂ©ponses Ă  la pandĂ©mie, de rĂ©tablir des modes de vie et de production durables. Dans une visĂ©e dĂ©mocratique, cet effort devrait impliquer tous les citoyens, comme participant Ă  la fois au travail nĂ©cessaire et Ă  la dĂ©finition des objectifs. C’est ce qui dĂ©coule du systĂšme de droits humains qui fonde les systĂšmes scientifiques dans lesquels s’inscrivent les SHS.

Face Ă  ces besoins pressants de connaissance des rĂ©alitĂ©s et des capacitĂ©s d’action sociale, les SHS, qui sont intervenues jusqu’ici de maniĂšre pertinente et imaginative, ont tout intĂ©rĂȘt Ă  tirer parti de la dynamique de dĂ©bat Ă  laquelle on a assistĂ© ces derniers mois, celle-ci pouvant contribuer Ă  une dynamique plus ample de recomposition sociĂ©tale, au-delĂ  des ruptures que nous venons de connaĂźtre. Tirer parti de la dynamique de dĂ©bat des derniers mois peut signifier, d’une part, se donner une vue d’ensemble sur ses rĂ©sultats, c’est-Ă -dire les Ă©lĂ©ments d’analyse et d’interprĂ©tation proposĂ©s, et, d’autre part, mieux saisir ce qui a fait sa force, c’est-Ă -dire les motivations d’écriture, les stratĂ©gies d’interventions, les ressources de connaissance et de savoirs pratiques mobilisĂ©es, les expĂ©riences enfin des rĂ©actions qui ont pu ĂȘtre suscitĂ©es.

C’est pour participer Ă  la valorisation des apports des SHS et poursuivre la dynamique du dĂ©bat de ces derniers mois que la MSH Paris-Saclay organise ce colloque, en s’assurant de la participation de chercheurs qui y sont eux-mĂȘmes intervenus. Son activitĂ© se dĂ©roule en trois temps : (1) une analyse d’ensemble des contributions de chercheurs français dans les mĂ©dias, menĂ©e par sa propre Ă©quipe et mobilisant les mĂ©thodes d’analyse du discours, appliquĂ©es aux textes rĂ©pertoriĂ©s dans la section « Analyse et dĂ©bats Â» du secteur « SHS face au Covid 19 Â» du site web de la MSH ; (2) le colloque ici prĂ©sentĂ© Ă  l’occasion duquel sera prĂ©sentĂ©e et critiquĂ©e cette analyse, et oĂč sera mise en discussion, autour de thĂšmes spĂ©cifiques, et sur la base de l’expĂ©rience directe des intervenants – chercheurs, mais aussi dĂ©cideurs, journalistes, etc. – les potentialitĂ©s des interventions des SHS dans le dĂ©bat public (voir le programme sommaire en annexe) ; (3) la publication Ă  bref dĂ©lai des rĂ©sultats des rĂ©sultats de ce colloque.

Colloque « Ruptures des pratiques et dynamique du dĂ©bat – Les SHS face Ă  la crise Covid-19 » – 12 & 13/10/2020 Lire la suite »

Colloque « Gouverner les corps et les conduites » – 15-16/10/2020

La MSH Paris-Saclay soutient le colloque « Gouverner les corps et les conduites » qui se tiendra les 15 et 16 octobre 2020 Ă  l’ENS Lyon.

« Gouverner par » les instruments, les nombres, l’écoute, les cartes, les finances publiques, les labels, les accommodements, les fichiers, les honneurs, la science, la proximitĂ©, le temps, les prix…Le chantier de la “gouvernementalitĂ©â€ ouvert par Michel Foucault (2004) a suscitĂ© de nombreux dĂ©veloppements thĂ©oriques dans diverses disciplines (Berlivet, 2013), qui en rĂ©vĂšlent toute la dimension heuristique pour les sciences sociales. Seize ans aprĂšs Le gouvernement des corps (Fassin & Memmi, 2004), ce colloque vise Ă  rĂ©interroger les usages de cette notion permettant d’analyser des phĂ©nomĂšnes sociaux.

Alors que le « gouvernement de » insiste sur l’objet gouvernĂ© (ou Ă  gouverner), et crĂ©e donc une dichotomie entre gouvernant.e.(s) et gouvernĂ©.e.(s), « gouverner par » porte davantage sur les instruments d’évaluation mobilisĂ©s comme techniques de gouvernement, crĂ©ateurs de normes et, par opposition, de dĂ©viances Ă  l’ordre instaurĂ©. Il s’agit de questionner la maniĂšre dont les sciences sociales mobilisent et se rĂ©approprient ces deux faces de la notion. Ce colloque propose d’en Ă©clairer les enjeux selon les ancrages disciplinaires et thĂ©oriques, les Ă©chelles d’analyse, les objets d’étude, les espaces et les temporalitĂ©s (politiques, institutionnelles, historiques, de la recherche…).

 Ce colloque a Ă©tĂ© organisĂ© conjointement par des membres du « RĂ©seau de jeunes chercheurs en sciences sociales sur le VIH/Sida » et du groupe « Traitements & Contraintes », avec l’objectif de rĂ©unir des chercheurs et jeunes chercheurs de divers champs disciplinaires, mobilisant diffĂ©rentes Ă©chelles, mĂ©thodologies, espaces et temporalitĂ©s d’Ă©tude. Il s’agira, au cours de ces deux journĂ©es, d’interroger et de mettre en perspective les approches mobilisĂ©es afin d’étudier la construction des dispositifs normalisateurs des conduites, qui sont plus ou moins visibles et/ou conscients dans le monde social.

Télécharger le programme :

Consulter le site du colloque : https://gouverner.sciencesconf.org/

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