PUBLIC POLICIES IN THE CONTEXT OF GLOBAL CHANGES: Climate Change, Biodiversity and Food Sustainability (18-WS-01)
Porteurs
Sylvaine PORET (ALISS)
Estelle GOZLAN (INRA)
Résumé
Les changements globaux tels que le changement climatique, les accords commerciaux internationaux, la perte de biodiversité mondiale et la volatilité des prix alimentaires mondiaux posent des défis pour la production agricole, la durabilité des ressources renouvelables et le bien-être des consommateurs. Ces menaces globales nécessitent non seulement l’analyse des politiques nationales et internationales existantes, mais aussi une réflexion sur la conception de politiques innovantes susceptibles de concilier objectifs économiques, environnementaux et sociaux. Les politiques qui seront discutées lors de cette conférence comprennent les politiques agricoles, environnementales, d’utilisation des terres et d’alimentation, ainsi que les mesures commerciales. L’objectif de la conférence est de discuter des contributions théoriques et empiriques récentes en économie sur ces sujets.
La médiatisation du « problème musulman » : L’islamophobie, la racialisation et la médiacritique (18-WS-02)
Porteurs
Simon DAWES (CHCSC)
Résumé
Pour affiner notre compréhension du rôle des médias dans la construction du « problème musulman » et de la relation entre les processus de médiatisation et de racialisation en France et ailleurs, ce colloque interrogera la contribution apportée par des perspectives internationales et interdisciplinaires. Dans ce cadre, il soulignera la diversité des sources, des traditions théoriques, des approches méthodologiques et des questions épistémologiques qui sont convoquées par des chercheurs travaillant sur des terrains différents, afin d’entamer un dialogue critique et réflexif sur l’efficacité et l’adéquation de termes comme l’islamophobie et d’approches qui ont jusqu’ici été privilégiées pour comprendre ces processus et ces pratiques.
Journée d’études photographie et design (18-WS-03)
Porteurs
Claire BRUNET (CRD)
Eléonore CHALLINE (HiCSA)
Catherine GEEL (CRD)
Résumé
Cette journée d’études vise à explorer l’histoire croisée de la photographie et du design, autrement dit la rencontre entre ces deux arts industriels qui produisent séries, multiples et reproductibles depuis la seconde moitié du XIXème siècle. Car, si les liens entre photographie et architecture, mode ou peinture ont été analysés et explorés, l’histoire du design photographié comme de la photo de design reste à écrire. Pourtant, les photos représentent une masse considérable dans les fonds de designers (Sottsass, prouvé, Eames etc.). A des fins d’illustration ou de documentation, ces images ont aussi envahi les publications. Reste à interroger ce lien comme à en faire l’histoire.
La pluralité des méthodes dans les sciences sociales de l’Asie du Sud (18-WS-05)
Porteurs
Mathieu FERRY (ENSAE)
Lise GUILHAMON (CHCSC)
Résumé
Cette Journée a été consacrée à la réflexivité des méthodes employées dans l’étude des sociétés sud-asiatiques. Nous avons appelé les jeunes chercheurs en sciences sociales engagés dans des terrains en Asie du Sud à questionner la pertinence des méthodologies employées dans leurs recherches. Les interventions ont eu pour objet d’interroger avant tout la spécificité des méthodes mobilisées par rapport à leur appartenance disciplinaire, de tester l’intérêt des approches mixtes et d’examiner les apports et les limites de méthodes innovantes, comme celles apportées par le « Big Data ». Si ces questions sont régulièrement discutées au sein des sciences sociales, elles sont rarement directement associées à une zone géographique en particulier, qui fait pourtant émerger des difficultés propres dans la collecte et le traitement des données, et qui seront abordées au cours de cette journée. Ce workshop a été organisé par la Maison des Sciences de l’Homme Paris-Saclay en collaboration avec le GREThA et s’est inscrit dans les réunions annuelles de l’Association Jeunes Études Indiennes (AJEI).
Économie de la famille, Économie urbaine, Transport et Utilisation du temps (18-WS-06)
Porteurs
André DE PALMA (CREST)
Nathalie PICARD (THEMA)
Résumé
Les choix des ménages peuvent être considérés comme l’aboutissement d’un processus de négociation entre conjoints, chacun influencé par ses propres contraintes et objectifs individuels. Modéliser un tel processus est un enjeu de taille et nécessite l’apport de différentes théories en économie, mais peut aussi être complété par une approche sociologique, démographique, géographique ou urbaine. Des experts issus de différentes disciplines des sciences humaines seront invités à présenter leurs derniers travaux et à apporter un éclairage interdisciplinaire sur la question des choix des ménages en matière de mobilité et d’allocation du temps, en lien avec la mixité sociale, les politiques publiques et les innovations technologiques.
Rwanda MAP2020. Connaître le génocide des Tutsi : les SHS à l’épreuve des traces de l’extermination (18-WS-10)
Porteurs
François ROBINET (CHCSC)
Hannah GRAYSON (University of Saint Andrews, UK)
Résumé
Cet atelier est la première
rencontre du groupe de recherche international RwandaMAP2020.
Initié par une dizaine de
chercheurs français et étrangers, ce projet a pour ambition la constitution
d’un réseau de recherche international sur les traces (mémorielles,
archivistiques, patrimoniales) du génocide des Tutsi du Rwanda afin de relever
une série de défis posés aux Sciences humaines et sociales (pertes,
dégradations ou destructions de certaines traces ; profusion de données,
d’archives et de travaux scientifiques ; abondance de témoignages et de récits
de natures diverses) rendant indispensable la création de dynamiques
collectives profondes et durables d’enrichissement des savoirs sur le génocide.
Cette première session de travail
collectif revêt quatre objectifs déterminants pour l’avenir du projet :
1/ Réunion des équipes
françaises, belges et britanniques et des chercheurs associés au projet ;
2/ Confrontation du projet
scientifique élaboré depuis septembre 2017 aux expertises des membres de
l’Advisory Board ;
3/ Confrontation des objectifs du
projet aux retours d’expérience de cinq grands projets collaboratifs orientés
vers le numérique ;
4/ Ateliers de réflexion
collective visant à affiner les objectifs de certaines des dimensions du
projet.
Redrawing the boundaries of the social sciences: How problems of society became individual problems in the postwar U.S. (18-WS-12)
Porteurs
Philippe FONTAINE (ISP)
Résumé
Le workshop examine un glissement
significatif dans la division du travail dans les sciences sociales américaines
entre les années 1920 et les années 1980. S’agissant du traitement des
problèmes de société, les principales disciplines des sciences sociales se
trouvent sur un pied d’égalité en termes de prestige et de légitimité dans les
années 1920. A partir des années 1930, toutefois, se profile un changement
notable. La sociologie des problèmes sociaux voit son importance diminuer en
raison d’une définition de plus en plus fréquente des problèmes de société
comme problèmes économiques. De fait, les économistes, les politistes et les
théoriciens de l’administration publique produisent des analyses importantes de
la crise des années 1930 et prennent une place importante dans la définition
des politiques publiques du New Deal, occupant des postes cruciaux dans l’administration
américaine. Il faut attendre la Seconde Guerre mondiale pour voir la sociologie
reprendre de l’importance par rapport à ses voisins disciplinaires grâce à
l’affirmation de sa compétence dans l’analyse des problèmes sociaux. La montée
en puissance de la sociologie se fait dans le cadre d’une valorisation des
projets interdisciplinaires sur la période 1945–1965 qui lui permet de s’allier
à la psychologie sociale et à l’anthropologie (par exemple, Department of
Social Relations) avec l’aide de puissantes fondations privées (Ford,
Rockefeller). A partir de la fin des années 1960, la spécialisation
disciplinaire s’affirme à nouveau, menaçant du coup les entreprises interdisciplinaires
auxquelles la sociologie est associée et encourageant l’économie qui a commencé
à prendre ses distances avec les autres sciences sociales dans l’après-guerre.
A partir de la fin des années 1960, l’économie commence à investir des terrains
d’étude qui jusqu’alors étaient restés l’apanage des autre sciences sociales. Elle
accroit pareillement son impact sur la définition des politiques publiques,
lequel culmine avec l’arrivée au pouvoir de M. Thatcher à la fin des années 1970
et de R. Reagan au début des années 1980.
Global higher education: one step beyond (18-WS-13)
Porteurs
Hugo HARARI-KERMADEC (IDHES)
Virginie FONTENEAU (GHDSO/EST)
Résumé
Le workshop s’inscrit dans l’axe transversal de la MSH – TRANSITION ET INNOVATION. Il porte en effet sur les politiques d’adaptation des institutions d’enseignement supérieur et de recherche à la globalisation et leur intrication plus poussée avec le monde économique. De plus, une des sessions, « the effects of world rankings, accreditation and evaluation : statuts, excellence and polarisation » relève de l’axe 1 : NUMERIQUE ET HUMANITES. Nous interrogerons les effets des dispositifs quantitatifs d’évaluation et de représentation de l’espace académique global dans la perspective de la sociologie de la quantification.
Le workshop SHS-Mobilités offre l’opportunité d’échanges féconds entre les chercheurs en sciences humaines et sociales et avec les sciences pour l’ingénieur et du numérique sur le thème des nouvelles mobilités. Le programme du workshop mobilise une large palette d’éclairages disciplinaires, à partir de grandes problématiques sociétales concernant les (r)évolutions des usages et les nouvelles technologies de la mobilité, ainsi que les aménagements pertinents dans la ville et les territoires pour y répondre. L’originalité de ce workshop tient donc à son caractère transdisciplinaire, à sa couverture territoriale (milieu urbain et périurbain) et à sa dimension interinstitutionnelle. Il est en effet coordonné par le club de l’Orme, animé par le CEA, et la fédération de recherche en Sciences Informatiques, Humaines et Sociales (SIHS), qui regroupe des laboratoires de l’UVSQ, en coopération avec l’alliance ANCRE, l’IFPEN et l’IFSTTAR.
Industrie automobile et mobilités : quels changements de paradigmes ? (18-SEM-11)
Porteurs
Tommaso PARDI (IDHES)
Danielle ATLAS (LGI)
Résumé
Le cycle de séminaires des journées du GERPISA 2018-2019, en association avec la Chaire Armand Peugeot (Centrale Supelec) vient clore le programme international de recherche sur les « nouvelles frontières » de l’industrie automobile et des mobilités : véhicules électriques et autonomes, voitures digitales et big data, usines du futur, autopartage et covoiturage… qui sont les pionniers qui sont en train de façonner ces nouveaux territoires de production, consommation et innovation ? Quelles transformations sont-ils en train de déclencher et promouvoir ? Quelles sont leurs implications pour les tendances et les équilibres actuels dans les systèmes et les industries automobiles ? Et comment ces transformations affectent le travail et l’emploi ?
Les huit séances viseront à apporter des éléments de réflexion historique et prospective, ancrés dans des recherches empiriques, pour appréhender les (r)évolutions considérables que traversent l’industrie et les usages de l’automobile.